À l’occasion de la 81ᵉ Assemblée générale de l’ONU, les restrictions américaines de visas touchent plusieurs délégations étrangères. Il s’agit des délégations iranienne, palestinienne et soudanaise.
Le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée soudanaise, n’a pas obtenu à ce stade le visa nécessaire pour se rendre à New York, alors qu’il devait intervenir devant l’Assemblée. Selon Reuters, Washington aurait lié la délivrance du visa à son acceptation d’un cessez-le-feu de 90 jours au Soudan.
Côté iranien, Washington a accordé des visas au président Massoud Pezeshkian et au ministre Abbas Araghchi, mais certains membres de leur délégation, notamment l’équipe de communication, en ont été privés.
Le président palestinien Mahmoud Abbas est également privé de visa pour la deuxième année consécutive et interviendra par message vidéo, après un vote de l’Assemblée générale autorisant cette participation virtuelle
Une obligation internationale en question
L’Accord de siège ONU-États-Unis de 1947 prévoit que les autorités américaines ne doivent pas entraver le transit des représentants des États membres vers le siège de l’ONU. Son article 13 précise aussi que les règles américaines d’immigration ne doivent pas porter atteinte à ces privilèges. La Charte de l’ONU garantit par ailleurs, à son article 105, les privilèges nécessaires à l’exercice indépendant des fonctions des représentants des États.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU