À l’occasion de la Journée mondiale de la population, célébrée le 11 juillet, les Nations unies estiment que la population mondiale a atteint 8,23 milliards d’habitants à la mi-2025. Si la croissance démographique se poursuit à l’échelle mondiale, les dynamiques régionales divergent fortement entre une Afrique en plein essor et une Europe confrontée à un vieillissement accéléré.
Avec plus de 1,46 milliard d’habitants, l’Inde demeure le pays le plus peuplé du monde, devant la Chine (environ 1,42 milliard) et les États-Unis (près de 347 millions). Ensemble, ces trois pays concentrent près de 40 % de la population mondiale.
Selon les dernières projections des Nations unies, la population mondiale continuera de croître au cours des prochaines décennies pour atteindre environ 9,7 milliards d’habitants en 2050. Elle devrait culminer à 10,3 milliards vers le milieu des années 2080, avant d’amorcer un lent déclin d’ici la fin du siècle sous l’effet de la baisse de la fécondité dans de nombreux pays.
L’Afrique, moteur de la croissance mondiale
Selon les estimations des Nations Unies à mi-2025, quatre pays africains figurent parmi les 20 pays les plus peuplés au monde. En tête du continent, le Nigeria occupe la 6ème place mondiale avec 237,5 millions d’habitants. Il est le seul représentant africain dans le Top 10 planétaire et devance déjà le Pakistan.
Vient ensuite l’Éthiopie, 10ème mondiale avec 135,5 millions d’habitants. L’Égypte suit à la 14ème place avec 118,4 millions. La République démocratique du Congo complète le quatuor africain à la 15ème position mondiale avec 112,8 millions d’habitants.
Ces chiffres confirment la montée en puissance démographique du continent. D’après les projections de l’ONU, trois pays africains, le Nigeria, l’Éthiopie et la RDC, intégreront le Top 10 mondial d’ici 2050.Selon les projections de de l’ONU, la quasi-totalité de la croissance démographique future proviendra de l’Afrique. Cette croissance est portée par une population très jeune et des taux de natalité encore élevés. Plusieurs pays, dont le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie et la Tanzanie, devraient enregistrer les plus fortes progressions démographiques au monde. Le continent devrait alors représenter plus de la moitié de la croissance de la population mondiale.
À l’inverse, une grande partie de l’Europe est confrontée à ce que les démographes qualifient d’« hiver démographique ». Le faible taux de natalité, l’allongement de l’espérance de vie et le vieillissement rapide de la population entraînent une diminution de la population active et accentuent les tensions sur les systèmes de retraite, de santé et de protection sociale. Dans plusieurs pays européens, l’immigration constitue désormais le principal moteur de la croissance démographique.
À travers le thème de cette année, les Nations unies rappellent que les défis démographiques ne se résument plus au seul rythme de croissance de la population. Ils concernent également le vieillissement, les migrations, l’accès à la santé reproductive et la capacité des États à adapter leurs politiques publiques à ces profondes mutations.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU