Après plusieurs jours d’intenses combats, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par les paramilitaires russes d’Africa Corps, ont repris le contrôle de la ville stratégique d’Anéfis, dans le nord du Mali. Les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) affirment s’être retirés volontairement afin d’éviter des pertes civiles.
L’armée malienne a annoncé, vendredi, avoir repris le contrôle d’Anéfis, localité située à une centaine de kilomètres de Kidal, à l’issue d’une contre-offensive menée avec le soutien d’Africa Corps, la structure russe qui a succédé au groupe Wagner au Mali. Selon une source militaire interrogée par l’AFP, un important convoi parti de Gao, appuyé par des moyens aériens, est parvenu à rejoindre les soldats retranchés dans le camp militaire de la ville malgré plusieurs embuscades.
De son côté, le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a confirmé le retrait de ses combattants d’Anéfis, tout en affirmant qu’il s’agissait d’un « repli stratégique » destiné à préserver les populations civiles. Il soutient que les forces engagées contre le mouvement étaient composées « à 95 % de Russes » et revendique la mort d’un colonel de l’armée malienne, une information qui n’a pas été confirmée par Bamako.
La bataille d’Anéfis intervient moins de trois mois après la prise de Kidal par la coalition formée par le FLA et le JNIM, affilié à Al-Qaïda. Véritable verrou entre Gao et Kidal, Anéfis est d’une importance stratégique majeure pour le contrôle du nord du Mali. Sa reprise constitue un succès militaire pour les autorités de transition, qui poursuivent leurs opérations contre les groupes armés malgré une situation sécuritaire toujours très instable.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU