Souvent assimilé à tort à la sorcellerie, le Vodun est pourtant une religion reconnue et légalement autorisée au Bénin. Au même titre que le christianisme ou l’islam, son libre exercice est garanti par le Code pénal, qui prévoit des peines d’emprisonnement et des amendes contre toute personne qui entrave, perturbe ou profane un culte autorisé.
Le Vodun n’est pas de la sorcellerie. Il fait partie des cultes reconnus et protégés par les lois de la République du Bénin. Le Code pénal béninois consacre plusieurs dispositions visant à garantir la liberté religieuse et à sanctionner les atteintes au libre exercice des cultes.
En effet, selon l’article 460, toute personne qui, par des menaces ou des voies de fait, empêche un individu ou un groupe de pratiquer un culte autorisé ou de participer à ses cérémonies s’expose à une amende allant de 200 000 à 500 000 francs CFA et à une peine d’emprisonnement de trois mois à un an. Les mêmes peines sont prévues contre ceux qui provoquent des troubles ou interrompent des cérémonies dans un lieu de culte.
L’article 461 réprime également la profanation des lieux et objets destinés au culte. Les contrevenants encourent une amende de 50 000 à 250 000 francs CFA ainsi qu’une peine d’un à six mois de prison. Le Code pénal protège aussi les ministres des différents cultes. Toute personne qui les outrage dans l’exercice de leurs fonctions risque jusqu’à un an d’emprisonnement. En cas de coups et blessures, les sanctions peuvent atteindre trois ans de prison, assortis d’une amende de 100 000 à 500 000 francs CFA.
À travers ces dispositions, l’État béninois réaffirme son attachement à la liberté de religion et au respect de tous les cultes légalement reconnus sur son territoire.
Gildas AHOGNI