Un Nigérian avait raflé 500 000€ au Gratta e Vinci en octobre 2025 mais ne pouvait toucher son gain faute de papiers. En juin 2026, un tribunal d’Ancône lui a accordé un permis de résidence, estimant qu’il était un « bon candidat » à l’intégration.
Imagbe Ehizomwengie, 36 ans, arrivé en Italie en 2016 après deux ans de captivité en Libye, survit à Turin en vendant des mouchoirs. L’automne dernier, il achète un ticket à 5€ et découvre le jackpot. La joie était immédiate, mais un blocage survint. Sans titre de séjour ni compte bancaire, il ne peut récupérer l’argent. Et sans argent, il ne peut prouver l’indépendance financière exigée pour un permis. Sa demande de « protection spéciale », supprimée par le gouvernement Meloni en 2023, avait été rejetée.
Son avocat Andrea Palazzeschi a saisi le tribunal d’Ancône. La cour a ensuite ordonné la délivrance du titre de séjour. Cela a été rendu possible grâce à son italien maîtrisé, son travail à Mama Africa, l’épicerie africaine rachetée à Falconara grâce à la moitié du gain virée sur le compte de son cousin, et surtout sa nouvelle stabilité financière. Selon son avocat Imagbe n’a pas obtenu le permis parce qu’il a gagné l’argent, il l’a eu parce qu’il a prouvé être un bon candidat.
Selon les faits rapportés par The Guardian, Imagbe Ehizomwengie, avait plusieurs fois tenté sa chance au lotterie mais en vain. Il aurait même arrêté de jouer aux jeux de hasard depuis plusieurs années. Pour lui, les conditions dans lesquelles il était avant de découvrir le jackpot, prouvait que Dieu veillait sur lui.
Aujourd’hui régularisé, Imagbe dit préférer le permis aux 500 000€. « Recevoir le permis signifie plus pour moi que gagner l’argent. Je veux travailler et contribuer à la société ». Il promet une fête à Falconara « uniquement pour célébrer le permis » et jure de garder « les pieds sur terre ».
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU