Les Etats-Unis accueillent la majeure partie de la Coupe du monde 2026, dotés d’un arsenal sécuritaire important. Les autorités locales sont déjà déterminées à gérer les arrivées autour des matchs le plus scrupuleusement possible… jusqu’à passer au peigne fin les délégations de plusieurs sélections participantes. Des contrôles policiers à la carte avant le début de la compétition ?
L’organisation de la 23ème édition de la Coupe du Monde de football aux Etats-Unis a permis de découvrir une autre facette de ce pays. Des pays sont privilégiés au détriment d’autres. Le rythme draconien imposé à la sélection nationale de l’Iran en dit long. Un arbitre de surcroit somalien retenu parmi les 52 hommes en noir pour officier le Mondial 2026 a été refoulé à l’aéroport de Miami aux Etats-Unis malgré qu’il a un « visa en règle ».
Le comble, les joueurs sénégalais ainsi que leur entraineur Pape Thiaw et autres ont été, à leur arrivée à l’aéroport de San Antonio au Texas, contrôlés directement sur le tarmac en plein soleil en dehors de l’aéroport climatisé par les douaniers américains. Fouilles des affaires, passages au détecteur, interrogation et attente interminable en plein soleil, l’accueil américain a choqué la délégation des Lions de la Teranga, pour qui cela reste indigne de l’organisateurs d’une Coupe du monde. « Un accueil indigne du Sénégal, comme si nous étions des prisonniers, et non des joueurs et un staff sportif venus disputer une compétition », a lancé le président de la fédération sénégalaise. « Un accueil indigne du Sénégal ».
L’aéroport de San Antonio est un aéroport qui est 100% climatisé. Il dispose de tout ce qu’il faut à l’intérieur de ses bâtiments. Le comportement de ces douaniers américains a choqué l’opinion publique pour qui ces contrôles n’ont servi qu’à humilier les joueurs africains.
Incroyable mais vrai , les joueurs asiatiques ont été également contrôlés alors qu’ils sortaient du bus, avec fouille des affaires de sport, chiens renifleurs en cas de substances interdites et une nouvelle longue attente le temps que tout la délégation ait droit à ce traitement de faveur qui fait vraiment mauvais genre pour un pays organisateur. Il reste à savoir si ce traitement est réservé à certaines nations, ou si chaque équipe peut y avoir droit avant ou après les matchs, ou pendant les nombreux transferts.