Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), 7 900 personnes ont perdu la vie ou disparu en tentant de migrer cette année. Depuis 2014, le bilan dépasse les 80 000 victimes, un chiffre que l’agence onusienne juge largement sous-estimé.
Environ 7 900 personnes sont mortes ou ont disparu sur les routes migratoires depuis janvier 2025, a annoncé mardi l’Organisation Internationale pour les Migrations. Ces données, compilées par le Missing Migrants Project (Projet des Migrants Disparus) de l’OIM, confirment que les chemins de l’exil restent parmi les plus meurtriers au monde.
Depuis sa création en 2014, le projet a documenté plus de 80 000 décès et disparitions. « Ces chiffres ne représentent pourtant que la limite basse du nombre réel de personnes touchées », insiste l’OIM dans son communiqué. Des milliers de corps ne sont jamais retrouvés, engloutis par la Méditerranée, le désert du Sahara ou les jungles d’Amérique centrale.
La Méditerranée centrale, le Sahara, la frontière entre les États-Unis et le Mexique et la traversée du Darién concentrent l’essentiel des drames. Noyades, déshydratation, violences des passeurs et absence de secours expliquent cette hécatombe continue.
Face à l’ampleur, l’OIM appelle à « une action urgente pour mettre fin aux décès de migrants et répondre aux besoins complexes des familles laissées derrière ». L’agence réclame des voies légales sûres, des opérations de recherche et de sauvetage renforcées, et un soutien psychologique et juridique aux proches qui vivent sans sépulture ni réponse.
En dix ans, l’équivalent de la population d’une ville moyenne a disparu sur les routes de la migration. Derrière chaque chiffre, une famille attend encore.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU