Pour circuler dans la commune de Natitingou, les tricycles doivent dorénavant respecter certaines conditions. Ces dernières ont été énumérées dans un nouvel arrêté sorti par le maire de la cité des Nantos. L’objectif de cette mesure est de réduire les accidents de plus en plus récurrents sur les routes et impliquant ces engins à trois roues. Mais le syndicat des conducteurs de tricycles souhaite que certains soient revus.
Le syndicat des conducteurs de tricycles de Natitingou affirme comprendre le bien fondé de l’arrêté. Jacques Anicet Kouagou, président du syndicat explique qu’il est normal que l’on exige le permis de conduire à tous les conducteurs de tricycles. Dans ce cadre, il exhorte les autorités à venir en aide aux conducteurs en diminuant entre autres les frais d’obtention du permis de conduire. « S’il nous diminue le coût, nous sommes nombreux. On va voir, chaque mois, le nombre qu’il faut envoyer pour passer le permis », déclare-t-il.
En ce qui concerne, l’interdiction de circulation à partir de 18h30, Jacques Anicet Kouagou n’est pas d’accord. Pour le président des conducteurs de tricycles de Natitingou, ce n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les conducteurs d’apprendre que l’un d’eux est impliqué dans un accident. Toutefois, l’idéal, à son avis, serait de mettre cette interdiction de circuler à partir de 22h ou 23h. « Le marché ne ferme pas à 18h30. Mais celui qui a amené des gens au marché, comment fera-t-il pour ramener ses clients à la maison ? Si on dit qu’on ne veut plus voir de tricycle à 18h30, ça veut dire qu’on ne peut ramener les bonnes dames des marchés à la maison », explique-t-il.
Jacques Anicet Kouagou a aussi lancé un message à l’endroit des conducteurs. Il exhorte ces derniers à prendre certaines précautions avant d’aller sur la route. Ils les incitent notamment à mettre les feux de gabarit, les feux arrières, les clignotants, les feux stop sur leurs tricycles. « Celui qui n’a pas de feux arrières, de feux de gabarit ne circule pas dans la nuit. A partir de 18h30, il peut garer son tricycle. Celui qui s’entête et circule sans ces feux la nuit et se fait prendre, il va faire face aux amendes », poursuit-il.
Zoom sur les mesures phares de l’arrêté municipal
La première condition que doit respecter désormais un tricycle consiste à avoir une autorisation. Celle-ci doit être dûment délivrée par la mairie. Excepté l’autorisation, chaque engin doit être identifié et être à jour en ce qui concerne les droits et taxes locaux. Une autre condition à remplir par les tricycles en circulation est le port de casque par le conducteur. Selon l’arrêté déjà en vigueur, chaque conducteur doit également porter un badge ou un gilet et aussi disposer de permis de conduire. Cela permettra de l’identifier facilement.
Outre ces mesures, l’arrêté stipule également l’interdiction du transport de passagers sauf en cas de dérogation spéciale du maire après avis de la police. Les tricycles doivent aussi être en bon état avant leur mise en circulation. Par ailleurs, la circulation de engins à trois est de même interdit à partir de 18h 30. Tout contrevenant à cet arrêté s’exposera à une amende de 30 000 fCfa ainsi qu’à des sanctions administratives.
Les forces de sécurité, les autorités administratives locales, les commissaires de police, les chefs d’arrondissements et les chefs quartiers ont été instruits pour faire respecter cet arrêté.
Chimène Atrokpo