À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée en différé ce samedi 18 avril 2026, l’association E’Kollectif a mobilisé citoyens et organisations autour d’une marche à Cotonou. Au cœur de cette initiative, le message fort est de déconstruire les préjugés et promouvoir les droits des enfants autistes.
Les rues de Cotonou ont vibré ce samedi au rythme d’une marche de sensibilisation dédiée à l’autisme. Organisée par l’association E’Kollectif, l’initiative a rassemblé de nombreux participants, partis de l’échangeur Houeyiho pour rallier la plage de Fidjrossè. Une mobilisation citoyenne marquée par la présence d’acteurs engagés, d’éducateurs spécialisés et de simples curieux venus s’informer.
En effet, au centre de cette activité, l’objectif clair porté par l’association est de déconstruire les idées reçues autour de l’autisme, a expliqué Dossa Flavien, éducateur spécialisé et consultant en éducation inclusive. « L’autisme n’est pas une maladie, mais un état d’être », a-t-il rappelé avec insistance. À travers cette marche, il s’agissait d’amener les populations à mieux comprendre cette réalité encore entourée de stéréotypes. Selon lui, l’enfant autiste est avant tout une personne humaine, dotée de droits fondamentaux, capable d’aller à l’école et d’apprendre comme tout autre enfant. Un message essentiel dans un contexte où la stigmatisation et l’incompréhension freinent encore l’inclusion sociale et éducative. La journée a également été marquée par des échanges directs avec les populations. De nombreux usagers ont saisi l’occasion pour poser des questions et mieux cerner les contours de l’autisme. Encadrés par des professionnels, ces moments d’interaction ont permis d’apporter des réponses concrètes et de sensibiliser davantage.
Toutefois, Dossa Flavien n’a pas manqué de souligner les difficultés auxquelles font face les parents. Manque de moyens, absence d’accompagnement adapté : autant de défis qui compliquent la prise en charge des enfants autistes. Malgré cela, il appelle à ne pas baisser les bras. « Il faut orienter les enfants vers les spécialistes », a-t-il conseillé. Dans cette dynamique, il a salué la mise en place par l’État béninois d’un projet pilote dédié à la prise en charge de l’autisme, une avancée notable qui offre désormais une lueur d’espoir aux familles concernées.
Au-delà de la marche, cette journée aura surtout permis de faire passer un message fort : l’autisme mérite compréhension, accompagnement et inclusion.
Gildas AHOGNI
