Le tribunal de Pretoria a renvoyé au 29 avril l’examen du dossier de l’activiste Kémi Séba, arrêté mi-avril avec son fils et un présumé passeur. La police sud-africaine vérifie leur statut migratoire avant toute demande de libération sous caution.
La comparution de Kémi Séba, initialement prévue le 20 avril 2026, a été reportée au 29 avril par la justice sud-africaine. L’activiste béninois, son fils de 18 ans et un facilitateur sud-africain restent en détention provisoire.
Le porte-parole de la police, le colonel Katlego Mogale, a précisé les motifs du renvoi. « Le trio restera en détention pendant que les enquêteurs vérifient le statut migratoire des ressortissants béninois et leur adresse en Afrique du Sud. »
Les enquêteurs des Hawks doivent confirmer la régularité du séjour des deux ressortissants béninois et vérifier leur adresse sur le territoire avant d’examiner toute demande de libération sous caution.
Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba, a été interpellé le 15 avril à Pretoria lors d’une opération piège. Les Hawks soupçonnent le trio d’avoir tenté d’organiser une traversée illégale du fleuve Limpopo vers le Zimbabwe, première étape d’un trajet vers l’Europe. Environ 318 000 rands et plusieurs téléphones ont été saisis. Le passeur présumé aurait perçu 250 000 rands pour coordonner l’opération.
Au-delà des poursuites locales pour conspiration et violation de la loi sur l’immigration, le Bénin réclame l’extradition de Kémi Séba. Un mandat d’arrêt international a été émis en décembre 2025 pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion », après la tentative de coup d’État du 7 décembre. Cotonou a dépêché deux ministres à Pretoria pour suivre le dossier.
Le 29 avril dira si le tribunal accorde une liberté sous caution ou maintient la détention, étape préalable à l’examen de la demande d’extradition.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU