La campagne électorale bat son plein dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Dans les États majors des partis politiques dont les duos sont en lice pour le scrutin, l’heure est aux opérations de séduction des électeurs. Pour le développement de l’agriculture, pendant que le duo Wadagni-Talata mise sur une continuité des actions et une attractivité du Bénin, le duo Hounkpè-Hounwanou travaille pour une restructuration du secteur pour de meilleurs résultats.
Le combat pour l’accession à la magistrature suprême passe par tous les domaines. Le duo candidat Romuald Wadagni et Mariam Talata rêve d’une croissance économiques plus élevée au Bénin. Le candidat Wadagni et sa colistière envisagent la mise en place des mesures incitatives pour renforcer les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie. Ces dernières années, le Bénin a réussi le pari de lancer son industrialisation par l’installation de nombreuses usines de transformation, notamment dans la zone industrielle de Glo-Djigbé, à Sèmè-Podji, à Djougou, etc. Cette politique qui génère des emplois et donne plus de valeur à certains des produits agricoles comme le coton, le cajou et le soja avant exportation, séduit ici et ailleurs.
Mais si cela a été possible en si peu de temps, c’est grâce au travail mis en œuvre depuis 2016 afin de rendre l’agriculture béninoise plus performante, mieux organisée, avec des rendements de plus en plus élevés. Avec une telle dynamique et au regard des ambitions de modernisation du Bénin, il n’aurait pas été cohérent, ni même responsable, de continuer à exporter nos productions à l’état brut. Les produits agricoles sont transformés sur place, plus cela favorise la création d’emplois et renforce l’économie.Mais, pour réussir une véritable politique d’industrialisation, il faut encore que l’énergie électrique soit disponible en qualité et à un coût compétitif, et que l’environnement des affaires soit incitatif. Le duo Wadagni-Talata mise donc de renforcer l’attractivité du marché béninois par davantage de simplification des procédures et de mesures incitatives. Cela passe par une agriculture encore plus robuste, avec des agriculteurs mieux protégés, qui gagnent plus d’argent et qui vivent mieux.
Des approches de solutions du duo Hounkpè-Hounwanou
Pour le duo Paul Hounkpè et Judicaël Hounwanou du parti Force cauris pour un Bénin Émergent, l’économie béninoise souffre d’un déséquilibre profond, d’un manque de vision et d’un défaut de souveraineté. Pour Hounkpè et son colistier, un pays qui ne produit pas suffisamment ce qu’il consomme, un pays qui ne transforme pas ce qu’il produit, est un pays fragile. L’agriculture riche de potentialités immenses, reste sous-exploitée notamment l’absence de modernisation, la faible maîtrise de l’eau, les bas-fonds agricoles inexploités, l’Insécurité foncière persistante. Selon le duo de la Fcbe, les producteurs vivriers sont relégués au second plan, pendant que les intrants et les politiques publiques privilégient excessivement le coton, les éleveurs font face à une gestion approximative de la transhumance et des épidémies et les pêcheurs souffrent d’un faible niveau de production et d’un manque de soutien.
A tout cela s’ajoute la recherche agricole sous-exploitée et dévalorisée, la fermeture arbitraire de l’Onasa, la fixation unilatérale des prix des produits d’exportation, l’absence de financement structuré à travers une véritable banque agricole. En faisant l’état des lieux, le mal est profond avec un environnement des affaires difficile, l’énergie coûteuse et insuffisante, l’accès aux matières premières est contraignant et le financement est rare et difficile. Face à ce tableau très sombre, le duo Hounkpè – Hounwanou propose une refondation économique ambitieuse et souveraine avec la moernisation et la sécurisation de l’agriculture, l’investissement dans la maîtrise de l’eau, la valorisation des bas-fonds, la sécurité foncière, le requilibrage des politiques agricoles au profit des cultures vivrières. En deuxième lieu, il sera question de financer l’agriculture et l’élevage, de créer une véritable banque agricole, de mettre en place des fonds d’investissement dédiés et de soutenir les filières halieutiques et pastorales. Le duo propose aussi la réhabilitation de la recherche agricole, la valorisation des chercheurs et l’adaptation des semences et des instants aux réalités.

NA