Réélu avec près de 95 % des voix, Denis Sassou Nguesso consolide son pouvoir. Mais l’opposition a tenté de contester les résultats devant la Cour constitutionnelle.
La réélection de Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo-Brazzaville, avec près de 95 % des suffrages, n’a pas mis fin aux contestations. Dans la foulée de l’annonce des résultats, un candidat de l’opposition a introduit un recours visant à annuler le scrutin présidentiel.
Selon plusieurs sources locales, l’opposant Uphrem Dave Mafoula a saisi la Cour constitutionnelle pour dénoncer des irrégularités présumées et demander l’annulation de l’élection. Cette procédure, classique dans les contentieux électoraux, permet de contester la sincérité du vote en cas de soupçons de fraude ou de dysfonctionnements majeurs.
Mais sans surprise, la Cour constitutionnelle a rejeté cette requête et validé les résultats officiels, confirmant ainsi la victoire du président sortant. Cette décision met un terme au contentieux électoral et ouvre la voie à un nouveau mandat pour le chef de l’État, déjà au pouvoir depuis plusieurs décennies.
Sans véritable concurrence, Denis Sassou Nguesso a largement devancé ses adversaires, dont les scores sont restés marginaux. Ce résultat prolonge un règne de plus de quarante ans, entamé en 1979, avec une interruption dans les années 1990.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU