Les frappes israéliennes se poursuivent au Liban dans un contexte d’escalade régionale impliquant Israël, le Hezbollah et l’Iran. Selon les autorités libanaises, le bilan humain s’alourdit fortement, touchant de nombreux civils, dont des enfants et des femmes.
Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève désormais à 394 morts en une semaine, dont 83 enfants et 42 femmes, a annoncé dimanche 8 mars le ministre libanais de la Santé, Rakan Rakan Nassereddine, lors d’une conférence de presse. Les autorités dénoncent une intensification des attaques dans plusieurs régions du pays, alors que les combats entre Israël et le Hezbollah s’inscrivent dans une crise régionale plus large.
Selon le ministère libanais de la Santé, le nombre de victimes a fortement augmenté ces derniers jours. La veille encore, le bilan faisait état d’environ 294 morts. L’aggravation des combats et l’intensification des bombardements ont contribué à cette hausse rapide du nombre de victimes.
Les autorités libanaises indiquent que de nombreuses frappes ont touché des zones habitées, notamment dans le sud du pays et dans certaines régions proches de Beyrouth. Des milliers de personnes ont également été déplacées par les bombardements, tandis que les infrastructures civiles subissent d’importants dégâts.
Le ministre Rakan Nassereddine a également dénoncé des attaques visant les services de secours. Selon lui, neuf secouristes ont été tués en une semaine dans des frappes qui auraient touché des équipes médicales et des ambulances.
Ces accusations interviennent alors que les organisations humanitaires et plusieurs acteurs internationaux s’inquiètent de l’impact de la guerre sur les populations civiles et sur les services de santé, déjà fragilisés par des années de crise économique et politique au Liban.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU