Le Bénin se hisse à la 3e place des pays les plus attractifs de l’UEMOA pour les talents en 2025, selon le Global Talent Competitiveness Index. Classé également 25e en Afrique, le pays confirme des progrès notables en matière de compétitivité et de développement du capital humain. Une performance encourageante, même si des défis importants restent à relever.
Le Bénin occupe la 3e place dans l’espace UEMOA en matière d’attractivité des talents en 2025. D’après les données publiées par l’INSEAD et relayées par l’Agence Ecofin, le pays arrive derrière la Côte d’Ivoire (1re) et le Sénégal (2e). Au niveau continental, il se positionne au 25e rang africain.
En effet, le classement repose sur le Global Talent Competitiveness Index 2025, un indicateur international qui évalue la capacité des pays à attirer, retenir et développer les talents. Il prend en compte plusieurs paramètres, notamment l’environnement des affaires, la qualité des institutions, l’éducation, l’employabilité et l’innovation. Dans l’espace UEMOA, le classement se présente comme suit : la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Mali et le Burkina Faso. Cette position du Bénin est louable. Elle témoigne des efforts consentis ces dernières années pour améliorer le climat des affaires, renforcer les infrastructures, moderniser l’administration publique et investir dans la formation. Le pays confirme ainsi sa dynamique de transformation et son ambition de devenir un hub économique et numérique en Afrique de l’Ouest.
Toutefois, cette performance ne doit pas occulter les défis persistants. Le chômage des jeunes, l’adéquation formation-emploi, la fuite des cerveaux ou encore l’accès équitable aux opportunités demeurent des enjeux majeurs. Pour gravir davantage les échelons au plan continental, le Bénin devra poursuivre les réformes structurelles, investir davantage dans l’enseignement supérieur et la recherche, et créer un environnement encore plus favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
En somme, si la 3e place en UEMOA est une avancée significative, elle constitue surtout un point d’appui pour aller plus loin. Le potentiel est réel ; l’effort doit désormais être soutenu et amplifié.



Gildas AHOGNI