Ce samedi 7 février, dans le sud‑est de la République démocratique du Congo, douze mineurs artisanaux ont été tués dans un effondrement cette fin de semaine. Ce nouvel accident met en lumière l’augmentation des drames dans les sites miniers informels du pays.
Un éboulement est survenu dans une mine artisanale de cuivre à Tulizembe, à environ 20 km de Kolwezi dans la province du Lualaba. Douze personnes ont perdu la vie, et plusieurs autres ont été blessées. Les victimes, qui travaillaient souvent sans équipements de protection, ont été surprises par le glissement de terrain alors qu’elles tentaient d’extraire du minerai à l’intérieur de la galerie.
Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Ces derniers mois, plusieurs effondrements meurtriers ont touché les mines artisanales congolaises. Par exemple, en Nord‑Kivu, un glissement de terrain dans les mines de Rubaya a fait plus de 200 morts à la fin du mois de janvier, selon des estimations des autorités locales et des sources internationales.
Dans d’autres régions minières comme autour de Kolwezi et dans les carrières de cobalt et de cuivre, des dizaines d’exploitants artisanaux ont déjà péri dans des effondrements similaires au cours des derniers mois.
Des conditions de travail dangereuses
Les mines artisanales de la RDC attirent des milliers de personnes en quête de revenus rapides. Mais ces sites, souvent creusés à la main ou avec très peu de moyens, manquent de mesures de sécurité élémentaires. L’absence de soutènements solides, la présence d’eau et la pluie fragilisent souvent le sol des galeries, ce qui accroît le risque d’effondrement.
Les organisations locales et internationales pointent régulièrement du doigt la faible régulation de ces zones d’exploitation et demandent aux autorités de renforcer les contrôles et la sécurité. Selon elles, sans intervention rapide, d’autres tragédies continueront de frapper ces travailleurs vulnérables.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU