La Préfecture de police d’Aboisso a procédé, le lundi 26 janvier 2026 aux environs de 14 heures, à l’interpellation de vingt-huit (28) ressortissants béninois entrés irrégulièrement sur le territoire ivoirien. L’opération s’est déroulée à la suite d’un contrôle mené par les forces de l’ordre dans leur zone de compétence.
Une interpellation peu ordinaire a eu lieu à Aboisso, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire. Vingt-huit ressortissants béninois, dont une majorité de mineurs, ont été arrêtés par la police après une entrée clandestine sur le territoire ivoirien, relançant le débat sur les migrations irrégulières dans la sous-région.
En effet, selon les informations recueillies auprès des services de sécurité, ces individus auraient franchi la frontière ivoiro-béninoise en empruntant des voies de contournement, évitant volontairement les postes de contrôle et les points de passage officiels. Une méthode fréquemment utilisée par des migrants en situation irrégulière, mais qui expose ses auteurs à de nombreux risques. Le groupe interpellé se distingue par sa composition inhabituelle. Il comptait vingt-trois (23) hommes et cinq (05) femmes, parmi lesquels figuraient dix-huit (18) mineurs. Cette forte présence de personnes mineures donne à l’affaire un caractère particulièrement préoccupant soulevant des interrogations sur les conditions du voyage et les motivations réelles de ce déplacement collectif.
Après leur arrestation, les ressortissants béninois ont été conduits dans les locaux compétents de la Préfecture de police d’Aboisso. Ils y ont subi les vérifications d’usage, conformément aux procédures en vigueur en matière d’immigration et de contrôle d’identité.
Les autorités policières rappellent, à cette occasion, que toute entrée sur le territoire ivoirien doit se faire par les voies légales et dans le strict respect des règles migratoires. Des mesures appropriées devraient être prises à l’issue des enquêtes en cours, en lien avec les services compétents.
Gildas AHOGNI