L’armée nigériane a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre plusieurs officiers accusés d’avoir préparé une tentative de coup d’État en 2025. Une révélation qui marque un tournant, après des mois de dénégation officielle des autorités
Le Nigeria fait face à une onde de choc politique et sécuritaire. Dans un communiqué publié le 26 janvier 2026, le porte-parole de l’état-major, le major-général Samaila Uba, a indiqué que l’enquête interne sur les officiers arrêtés avait été conclue et que ceux « soupçonnés d’avoir comploté pour renverser le gouvernement » seraient jugés devant un tribunal militaire. Cette annonce constitue un changement de discours notable, le gouvernement ayant initialement nié l’existence de tout complot contre le chef de l’État. La reconnaissance publique de cette affaire marque une étape importante dans la gestion politique et sécuritaire du dossier.
En octobre 2025, l’armée avait pourtant annoncé l’arrestation de 16 officiers, officiellement pour des « problèmes d’indiscipline » et des « manquements au code militaire ». À l’époque, aucune référence directe à un projet de coup d’État n’avait été faite. Ces nouvelles poursuites confirment désormais que ces arrestations étaient liées à un complot politique plus large visant les institutions de la République fédérale.
Cette affaire intervient dans un environnement ouest-africain marqué par plusieurs coups d’État militaires ces dernières années, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, renforçant les inquiétudes autour de la stabilité démocratique dans la région. Pour Abuja, ces procès visent à envoyer un message clair de fermeté, tant aux forces armées qu’à l’opinion publique.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU