Selon le calendrier électoral, les premières tendances des résultats des élections communales et surtout législatives du 11 janvier devraient être annoncées par la Commission électorale nationale autonome (Cena) le jeudi 15 Janvier 2026. D’autres sources indiquent que ces tendances étaient même annoncées pour mercredi 14 janvier avant que de façon officielle la date du 15 janvier ne soit vulgarisée. Depuis, les béninois attendent sans pour autant savoir véritablement quand ils seront délivrés par l’institution chargée d’organiser ces élections. Dans les coulisses de la Cena, ça travaille, bouscule, et discutent fort sur ces résultats qui se font désirer.
Selon les indiscrétions, le retard observé dans l’annonce des résultats des élections de 2026 est dû aux exigences de l’article 146 nouveau du code électoral jugé exclusif par l’opposition et les organisations de la société civile ainsi que les confessions religieuses. Selon les dispositions de cet article, les partis en lice pour les élections législatives du 11 janvier dernier devront chacun, pour être éligible à l’attribution des sièges, totaliser au moins 20% des suffrages valablement exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Mais visiblement, le principal parti de l’opposition en l’occurrence, le part Les Démocrates ne pourra répondre à cette exigence légale. Seulement les deux principaux partis de la mouvance présidentielle notamment l’Union Progressiste le Renouveau (Upr) et le Bloc Républicain (Br) pourront probablement, grâce à l’accord de coalition parlementaire signé, réunir 20% dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Forces Cauris pour un Benin Emergent (Fcbe) présenté comme étant de l’opposition risque même de rater les 10% exigés par le code électoral sur le plan national.
Autrement, si le code exclut le parti Les Démocrates, seuls les partis Upr et BR de la mouvance présidentielle se retrouveront au parlement comme ce fut le cas en 2019. Une deuxième Assemblée monocolore que la rupture ne pourra et ne devrait même pas accepter si elle ne veut porter entorse à son image déjà suffisamment flouée par les différentes réformes opérées et jugées exclusives ou anti démocratiques. Pour éviter l’impasse et surtout une Assemblée monocolore, il faudra donc une bonne interprétation de l’article 146 nouveaux qui enrhume visiblement le processus d’annonce des résultats des élections communales et surtout législatives. Cet exercice donnerait les maux de tête à Sacca Lafia de la Cena et la rupture qui n’entendrait souiller plus encore son image surtout qu’elle a été déjà grondée par la Cedeao et les Nations Unies qui lui conseillent un dialogue inclusif en vue de la pacification des élections que tout le monde réclame inclusif.
N.A