Les États-Unis ont annoncé, le 19 décembre 2025, la suspension du programme de la Diversity Visa Lottery (loterie des visas de diversité ou Loto Visa), après une fusillade sur le campus de Brown University. Washington évoque un lien entre le tireur et ce système d’immigration.
Le gouvernement américain a décidé d’interrompre immédiatement la loterie des visas de diversité, qui attribue chaque année jusqu’à 50 000 cartes de résident permanent, après les attaques qui ont frappé Brown University le 13 décembre 2025.
Le président Donald Trump et la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, ont annoncé que la suspension du programme DV1 fait suite à l’identification du suspect, Claudio Manuel Neves Valente, un ressortissant portugais de 48 ans. Selon les autorités, il est entré aux États-Unis grâce à ce programme en 2017 et y avait obtenu une carte verte.
Lors de l’annonce, Mme Noem a déclaré que l’individu « n’aurait jamais dû être autorisé à entrer dans le pays », et a ordonné aux Services de citoyenneté et d’immigration (USCIS) de suspendre immédiatement le programme afin « d’éviter que d’autres Américains ne soient victimes ».
Une politique longtemps critiquée
La suspension intervient alors que l’administration Trump avait déjà exprimé, à plusieurs reprises au cours de ses mandats, des crtiques envers la diversité des visas, estimant que le système ne répondait pas aux impératifs de sécurité et d’adéquation au marché du travail. Cette ligne politique s’inscrit dans une série de mesures plus larges visant à restreindre certains canaux d’immigration légale . À la suite de l’attentat de Washington en novembre contre des soldats de la Garde nationale, perpétré par un ressortissant afghan, Donald Trump avait annoncé «suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde».
Les défenseurs du programme soulignent que la loterie était un moyen légal et encadré d’ouvrir des opportunités aux ressortissants de pays sous-représentés, notamment en Afrique et en Europe, et que les candidats passent déjà par des contrôles avant l’attribution d’un visa. La suspension pourrait réduire les chances légales d’immigration pour des milliers de personnes, tout en relançant le débat sur l’équilibre entre sécurité et ouverture.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU