À Kabolé, trois enfants âgés de moins de 18 ans ont été interpellés dimanche matin alors qu’ils tentaient de sectionner des câbles électriques. Déjà connus pour des vols de poulets dans le quartier, leur arrestation relance le débat sur les causes profondes de la délinquance juvénile.
Dimanche 30 novembre 2025, aux environs de 9 heures, le quartier Kabolé s’est réveillé sur une scène aussi choquante que douloureuse. Trois petits garçons ont été surpris en pleine tentative de coupure de courant électrique à l’intérieur d’une clôture. Alertés par leurs agissements, des jeunes du quartier sont intervenus et les ont conduits chez le chef de village de Kabolé.
Selon des témoignages concordants, les trois mineurs, issus de différentes communautés, formaient un petit groupe spécialisé dans le vol de poulets. Connus dans le voisinage pour ces actes répétés, ils ont cette fois-ci franchi un nouveau cap. Face à la situation, le CV, tout en manifestant sa tristesse, a choisi de ne pas céder à la complaisance. Les forces de l’ordre ont été appelées et les enfants ont été remis à la police.
Il faut souligner que si l’intervention policière visait à rétablir l’ordre, l’émotion reste vive dans le quartier. Comment expliquer que des enfants, à un âge où l’école, le jeu et l’apprentissage devraient être centraux, s’engagent déjà sur le chemin du vol et de la délinquance ?
Pauvreté, déscolarisation, manque de suivi parental, influence de pairs, banalisation de la débrouille ou encore absence de repères éducatifs ; les causes possibles sont multiples et souvent imbriquées. Cette arrestation pose une question essentielle à toute la communauté : que faisons-nous, collectivement, pour protéger, encadrer et orienter nos enfants avant qu’il ne soit trop tard ?
Au-delà de la sanction, c’est un appel à la vigilance et à la responsabilité familiale et sociale qui s’impose.
Gildas AHOGNI