À la veille de l’autopsie décidée par les autorités, la famille d’Anicet Ekane a réaffirmé son refus catégorique dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Elle dénonce une procédure précipitée, imposée sans garanties d’indépendance.
La tension monte autour du dossier Ekane. Ce 2 décembre au soir, la famille du leader du Manidem a rejeté avec force l’autopsie prévue ce mercredi à 8h, pointant des zones d’ombre et un manque total de transparence.
Dans sa déclaration, la famille représentée en la personne de Désirée Ekané, sœur cadette d’Anicet Ekané, estime dans sa vidéo que les autorités passent outre son opposition formelle. « Nous nous opposons formellement à l’autopsie décidée par le gouvernement », affirme-t-elle rappelant qu’une demande de non-exécution a été déposée par leurs avocats. Malgré cela, un communiqué reçu en soirée réitère la tenue de l’examen médico-légal prévu ce mercredi à 08 heures avec des médecins jugés « non indépendants ».
Selon Désirée , sœur du défunt, les délais rendent impossible toute contre-expertise. « Comment trouver un médecin légiste entre 18h et 8h du matin ? », s’indigne-t-elle, dénonçant une manœuvre visant à priver la famille de ses droits. « Nous avons signifié notre opposition. Je ne supplie personne. Je suis une sœur. C’est notre droit d’exiger que cette autopsie ne soit pas réaliséen», a-t-elle ajouté. À Douala, la famille dit se sentir impuissante face à la rapidité imposée par les autorités.
Face à ces zones d’ombre, Mariane Simone Ekane a lancé un appel urgent à la mobilisation. Elle invite militants, sympathisants et citoyens à un sit-in pacifique devant le siège du Manidem ce mercredi 3 décembre 2025. Objectif : exiger « vérité, justice et transparence » sur les circonstances de la mort du dirigeant politique.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU