Depuis le début de la traversée de la zone de turbulence politique du parti de l’opposition Les Démocrates, beaucoup de militants mêmes des plus insoupçonnés ont déjà abandonné le navire. Des démissions qui, pour certains semblent être bénéfiques, mais pour d’autres constituent des aventures ambiguës qu’ils regrettent en silence.
Au lendemain de l’exclusion du duo candidat de l’opposition de la présidentielle de 2026, des départs ont été enregistrés au sein du parti mais ce phénomène s’est accentué au lendemain de l’exclusion des LD des communales puis l’incompréhension lors des positionnements pour les législatives. Ceux qui n’ont pas pu avoir de place ou ont eu de mauvaises places voulue ont claqué la porte. Seulement, en partant de la plus grande formation de l’opposition, nombre d’entre eux ont atterri dans un marché où toutes les places sont déjà occupées. Ils n’ont donc pas pu se positionner ni sur la liste de la mouvance pour les communales, ni pour les législatives. Ils démissionnent pour n’avoir pas de bon positionnement sur la liste des LD mais se retrouvent nulle part sauf pour une désormais appartenance sans valeur ajoutée à une mouvance qui se cherche.
Patrick Djivo, Justin Adjovi, François Gbodo, Pétro Tchokodo et bien d’autres apprendront à leur dépens puisque démissionnaires, ils ne sont candidats nulle part à quelque élection que ce soit.
Les six députés démissionnaires quant à eux ont pu se faire de la place sur les listes de la rupture mais personne parmi eux n’à pu se faire positionner tête de liste.
En somme, l’histoire des démissionnaires des LD ressemble à celle d’une femme qui divorce d’avec son mari pour s’installer dans le foyer d’un homme déjà polygame. Un bien mauvais faux calcul.