En prélude aux élections générales de 2026, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique (MISP) a initié à Cotonou une session de sensibilisation à l’intention des officiers de police judiciaire du Littoral. Ceci, pour renforcer la compréhension du cadre légal des infractions électorales et promouvoir une approche équilibrée entre fermeté judiciaire et préservation de la paix sociale.
À l’heure où le Bénin se prépare à ses élections générales de 2026, la vigilance institutionnelle se renforce pour prévenir tout débordement et garantir des scrutins crédibles. Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique (MISP) a ainsi organisé, à Cotonou, un séminaire de sensibilisation à l’endroit des officiers de police judiciaire du département du Littoral. Placée sous le thème « Sensibilisation sur l’exercice judiciaire en période électorale : conciliation de la justice et de la sécurité », cette initiative vise à outiller les acteurs chargés de la loi pour qu’ils conjuguent rigueur juridique et sens du maintien de la paix.
En effet, intervenant à l’ouverture des travaux, M. Adamou Aba Bagnan, Conseiller Technique aux Affaires Politiques et Électorales du MISP, a rappelé la nécessité de concilier fermeté et sérénité. « Nous voulons consolider la synergie d’action entre la répression légale des infractions et la nécessité de maintenir un climat de paix. Ces deux impératifs ne s’opposent pas, ils se complètent pour assurer la stabilité et la légitimité du scrutin », a-t-il déclaré.
Les travaux s’articulent autour de deux axes majeurs. Il s’agit de la maîtrise du cadre juridique des infractions électorales et la gestion des situations sensibles dans le respect de la cohésion sociale. Les échanges visent à rappeler aux officiers leur responsabilité dans la conduite des opérations judiciaires liées au processus électoral. « Chaque agent doit maîtriser les règles encadrant les élections. La manière dont une infraction est constatée, les preuves collectées ou les suspects traités influence directement la perception de la justice et le climat social », a ajouté M. Aba Bagnan.
Après cette première étape à Cotonou, le MISP entend déployer la même formation dans les onze autres départements du pays.
Gildas AHOGNI