Face à des accusations de falsification de diplômes, le ministre de l’Innovation a remis sa démission. Cet épisode jette une lumière sur les défaillances des mécanismes de contrôle au sein de l’administration nigériane.
Accusé d’avoir soumis un diplôme et un certificat de service national falsifiés, le ministre Uche Geoffrey Nnaji a déposé sa lettre de démission début octobre 2025, après que des enquêtes ont révélé l’inauthenticité de ses certificats. Dans un communiqué publié par Vanguard, l’ancien ministre déclare : « Je devais démissionner – non pas en aveu de culpabilité, mais par respect pour le processus judiciaire et pour préserver l’intégrité de la procédure en cours ». Il affirme avoir été frappé par une « campagne orchestrée de mensonges » perpétrée à son encontre.
Le porte-parole de la présidence a confirmé que le président Bola Ahmed Tinubu avait accepté la démission, saluant les services rendus par le ministre tout en évitant de commenter les allégations. Ce retrait intervient après une enquête de Premium Times accusant formellement le ministre de falsifier ses diplômes universitaires et son certificat NYSC.
Aussi à savoir, la falsification de documents officiels est punie au Nigeria de peines sévères. L’affaire suscite des appels à des poursuites judiciaires effectives et à une réforme des organes de vérification. Beaucoup voient dans cette affaire un test pour la crédibilité de l’État et la restauration de la confiance publique. Ce dossier stimule également la conscience nigériane sur l’intégrité des nominations au sein du gouvernement.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU