L’ancienne vice-présidente du Liberia, Jewel Howard-Taylor, a été inculpée pour trafic de drogue, blanchiment d’argent et plusieurs autres infractions dans le cadre d’une enquête sur un présumé réseau transnational de stupéfiants. Son arrestation intervient alors que le pays intensifie sa lutte contre les réseaux criminels internationaux.
Jewel Howard-Taylor, vice-présidente du Liberia entre 2018 et 2024 sous la présidence de George Weah, a été interceptée alors qu’elle tentait de quitter le pays par l’aéroport international Roberts, près de Monrovia. Elle a ensuite été conduite au siège de la police nationale.
Selon le ministère de la Justice, elle est notamment poursuivie pour importation, vente, distribution et transport non autorisés de substances contrôlées, ainsi que pour sollicitation criminelle, facilitation, complot et blanchiment d’argent. Ces accusations devront toutefois être examinées par la justice et ne constituent pas une condamnation.
Trois étrangers sont également poursuivis par contumace dans le cadre de cette enquête : les Croates Nikolai Ivancic et Mihovil Vrovac, ainsi que l’Ukrainienne Tara Zaderieko. Les autorités ont annoncé leur intention de les rechercher et de les arrêter.
Cette affaire survient dans un contexte de vaste offensive contre le trafic de drogue au Liberia. En juillet, les autorités avaient annoncé une saisie record d’environ quatre tonnes de cocaïne, évaluées à plus de 317 millions de dollars. Le gouvernement précise toutefois que cette saisie constitue une enquête distincte de celle impliquant Jewel Howard-Taylor.
Cette nouvelle affaire met en lumière la place croissante de l’Afrique de l’Ouest comme zone de transit de la cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU