À l’approche de la Coupe du monde féminine U20 Pologne 2026, les Amazones du Bénin entament une nouvelle phase de leur mise au point. Face à la presse ce dimanche, Abdoulaye Ouzérou a dévoilé le programme des prochaines semaines, marqué notamment par un stage de trois semaines en France.
Après plusieurs semaines de travail au Bénin, la sélection béninoise quitte le pays ce dimanche pour rejoindre la France. Cette étape doit permettre au staff technique de poursuivre les séances et surtout d’élever progressivement le niveau d’exigence à l’approche du rendez-vous mondial.
Le séjour français sera ponctué de trois à quatre rencontres. Les Amazones affronteront des clubs et des sélections, avec l’ambition de se mesurer à des adversaires de qualité. « Le but, c’était de trouver des adversaires avec un très bon niveau », a confié Abdoulaye Ouzérou. Ces différentes oppositions devraient permettre au technicien béninois d’avoir davantage d’enseignements sur les capacités de son équipe et d’apporter les derniers ajustements avant le départ pour la Pologne.
Pour leur première apparition dans un Mondial U20, les Amazones auront fort à faire dès la phase de groupes. Elles évolueront dans la poule A en compagnie de la Pologne, pays hôte, de l’Argentine et du Mexique. Si la sélection polonaise découvrira également cette compétition, les deux autres adversaires possèdent une expérience plus importante à ce niveau.
Le staff béninois travaille donc à mieux cerner les caractéristiques de chacune de ces équipes. Pour autant, Abdoulaye Ouzérou refuse de brûler les étapes. Il souhaite d’abord voir son équipe bien négocier ses trois sorties de poule avant de penser à une éventuelle qualification pour la suite.« L’idéal serait d’abord de penser aux trois premiers matchs, de bien négocier, de pouvoir sortir de l’épreuve », a expliqué le coach.
Pas question, cependant, de se présenter en Pologne dans la peau d’une simple participante. Le Bénin entend jouer pleinement sa chance. « L’objectif ne sera pas juste de participer. Il faut y aller avec des ambitions », a martelé Ouzérou.
Parmi les arguments sur lesquels il compte s’appuyer figure la vitesse de ses attaquantes. Les prestations réalisées durant les éliminatoires ont déjà permis de mettre en évidence cette qualité offensive. Le staff devra désormais trouver les moyens de l’exploiter au mieux, tout en corrigeant les insuffisances relevées au fil des séances et des matchs.« C’est déjà un gros avantage d’avoir une attaque aussi rapide. C’est à nous de pouvoir profiter de cela », a souligné le technicien.
L’accompagnement psychologique occupe également une place dans le dispositif. Une psychologue suit les joueuses afin de les aider à mieux appréhender la pression liée à cette première expérience mondiale. L’exposition sur les réseaux sociaux constitue notamment un facteur que le staff ne veut pas négliger chez ces jeunes footballeuses.
Sur le plan administratif, les formalités liées au déplacement sont également réglées. Les visas ont été obtenus, permettant à la délégation de se concentrer désormais sur les derniers préparatifs.
Après le passage en France, les Amazones rejoindront la Pologne pour la dernière étape avant le début du tournoi, prévu en septembre. Entre les séances et les matchs de préparation, Abdoulaye Ouzérou dispose encore de quelques semaines pour façonner une équipe capable de relever le défi de cette première Coupe du monde.
Alola BIAOU