Depuis son accession à la magistrature suprême, le président de la République, Romuald Wadagni, s’est engagé dans une dynamique de renforcement du volet social. En quelques mois, plusieurs mesures à forte portée sociale ont été annoncées et mises en œuvre. De la gratuité de la scolarité pour les filles de la classe de Sixième jusqu’en Terminale à l’octroi de primes aux producteurs agricoles, en passant par la réduction des redevances des espaces marchands dans les marchés modernes, le régime affiche sa volonté d’améliorer les conditions de vie des populations.
Romuald Wadagni travaille pour une amélioration des conditions de vie des populations. Il n’y a point de doute et ses actions depuis quelques mois sont saluées. Elles traduisent une orientation qui place davantage le citoyen au cœur de l’action publique. Toutefois, malgré ces efforts, le quotidien de nombreuses familles béninoises demeure marqué par la cherté de la vie. Pour les ménages à faibles revenus, les dépenses alimentaires continuent d’absorber une part importante du budget. En effet, dans son discours d’investiture, Romuald Wadagni avait affirmé que le développement d’une Nation ne pouvait être apprécié uniquement à travers les taux de croissance économique, mais devait se ressentir dans le quotidien de chaque Béninois.
Cette déclaration nourrit aujourd’hui de grandes attentes, car les indicateurs macroéconomiques doivent également se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat des populations. Dès lors, la question des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité apparaît comme l’un des principaux défis du nouveau quinquennat. À ce jour, le kilogramme de maïs est cédé autour de 200 francs CFA, celui du gari à près de 300 francs CFA, le haricot oscille entre 500 et 650 francs CFA le kilogramme, tandis que la baguette de pain reste vendue à 125 francs CFA. Le prix du gaz domestique demeure élevé pour de nombreux foyers, tout comme celui de l’essence fixé à 725 francs CFA le litre à la pompe.
Pour une importante partie de la population, ces tarifs sont toujours en hausse. Dans un contexte où le gouvernement veut poursuivre ses réformes sociales, une politique de soutien aux produits de grande consommation pourrait contribuer à améliorer davantage le pouvoir d’achat. Elle peut prendre en compte des subventions ciblées ou d’autres instruments de régulation des prix des denrées essentielles. Le chantier est d’autant plus stratégique qu’il touche à l’alimentation, à l’énergie domestique et au coût de la vie. En permettant aux ménages les plus modestes d’accéder plus facilement aux produits de première nécessité, l’État renforcerait l’impact concret de sa politique sociale. Sur ce terrain, les espoirs sont forts Après les premières mesures en faveur de l’éducation, des agriculteurs, de la santé et des commerçants, on espère désormais que Romuald Wadagni et son gouvernement franchiront une nouvelle étape en faisant de la baisse du coût des denrées alimentaires et des produits de première nécessité une priorité majeure de leur action sociale.
Mohamed Yèkini