Le milliardaire américain Elon Musk a affiché son soutien à Marine Le Pen en vue de l’élection présidentielle de 2027. Cette prise de position suscite de vives réactions en France, où plusieurs responsables politiques dénoncent un risque d’ingérence étrangère dans le scrutin.
Le soutien public d’Elon Musk à Marine Le Pen continue d’alimenter le débat politique en France. Sur le réseau social X ( ex Twitter), dont il est propriétaire, le patron de Tesla et SpaceX a qualifié la dirigeante du Rassemblement national (RN) de « dernier espoir de la France », l’encourageant à poursuivre sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027.
Cette déclaration a provoqué une vague de réactions au sein de la classe politique française. Le député écologiste David Guiraud a alerté sur un risque d’ingérence étrangère, estimant que le milliardaire pourrait utiliser sa puissance financière et l’influence de sa plateforme pour peser sur le débat public, comme il l’a fait lors de l’élection présidentielle américaine de 2024 en soutenant Donald Trump.
Dans le camp de La France insoumise (LFI), la députée Clémence Guétté, a tiré à boulets rouges sur Elon Musk en le qualifiant de « spécialiste des ingérences étrangères ». Elle alerte également le peuple français à se préparer face à d’éventuelles désinformations durant la période électorale. « Le peuple français doit se tenir prêt à faire face à toutes les déstabilisations et désinformations dans les 9 mois qui nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle », a t-elle écrit sur ses réseaux sociaux.
Le gouvernement français a également exprimé son inquiétude. Selon plusieurs médias, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé une intervention dans la vie politique française et appelé au respect de la souveraineté démocratique du pays.
Ce soutien intervient quelques jours après l’annonce officielle de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027, malgré sa récente condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens et son recours devant la Cour de cassation.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU