La CRIET a condamné l’ancien 2ᵉ adjoint au commissaire de Tokplégbé à cinq ans de prison ferme. L’officier était poursuivi pour avoir facilité la remise en liberté d’un homme placé en garde à vue, dans une affaire de viol présumé. Malgré ses explications, la cour a retenu sa responsabilité.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans une affaire mettant en cause un ancien responsable de la police. L’ex-2ᵉ adjoint au commissaire de Tokplégbé a été condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir facilité la libération d’un suspect placé en garde à vue.
En effet, d’après les accusations, le policier aurait perçu la somme de 300 000 FCFA en échange de la remise en liberté du présumé violeur. Le ministère public a soutenu que cette transaction constituait une contrepartie illégale ayant permis au suspect d’échapper à la procédure en cours.
Au cours de son procès, le prévenu a toujours contesté cette version des faits. Il a affirmé que les 300 000 FCFA évoqués par l’accusation n’étaient pas destinés à son enrichissement personnel. Selon lui, cet argent devait servir à couvrir les frais de prise en charge de la victime.
Ces explications n’ont toutefois pas convaincu la juridiction. Après examen du dossier, la CRIET a estimé que les éléments présentés étaient suffisants pour retenir sa culpabilité.
La condamnation à cinq ans de prison ferme marque ainsi l’issue de cette procédure judiciaire. Cette décision illustre la volonté de la justice de sanctionner les actes susceptibles de compromettre le bon fonctionnement des services chargés de l’application de la loi et de garantir le respect des procédures pénales.
Gildas AHOGNI