Le Zimbabwe engage un tournant institutionnel majeur. Une réforme constitutionnelle promulguée par le président Emmerson Mnangagwa allonge la durée des mandats et modifie le mode d’élection du chef de l’État, avec un effet immédiat sur son maintien au pouvoir.
Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a promulgué, le 7 juillet 2026, une réforme constitutionnelle qui modifie en profondeur le fonctionnement des institutions du pays.
Le texte porte la durée des mandats présidentiel et législatif de cinq à sept ans. Il introduit également un changement majeur dans le mode de désignation du chef de l’État. Désormais, le président ne sera plus élu au suffrage universel direct, mais par le Parlement.
Cette réforme a un impact immédiat sur le mandat du président en exercice. Grâce à cette disposition, Emmerson Mnangagwa voit son mandat prolongé de deux années supplémentaires, ce qui lui permet de rester à la tête du pays jusqu’en 2030.
Cette révision constitutionnelle marque un tournant politique important au Zimbabwe et devrait alimenter les débats sur l’évolution du système démocratique et de la gouvernance dans le pays.
Gildas AHOGNI