Après une série de reports, le dossier Dangnivo refait surface devant la justice béninoise ce vendredi 27 juin 2025 au tribunal de première instance de Cotonou.
Selon une source proche du dossier, cette nouvelle séance marque la relance des audiences après l’ajournement sine die prononcé à l’issue de la dernière comparution tenue en avril 2025, puis renvoyée une première fois en mai.
Ouvert officiellement en mars 2025 devant la cour criminelle, le dossier met en cause deux accusés, Codjo Alofa et Donatien Amoussou, tous deux poursuivis dans le cadre de l’enlèvement et de la disparition de l’ancien cadre du ministère de l’Économie et des Finances. À la barre, les deux hommes ont nié les accusations portées contre eux, même si Codjo Alofa a reconnu avoir revendiqué les faits, évoquant une contrepartie financière.
Les faits remontent au 17 août 2010, date à laquelle Pierre Urbain Dangnivo, inspecteur des impôts, a quitté son domicile à Cotonou sans jamais être revu. Malgré les investigations menées et les différentes procédures engagées au fil des années, aucune trace de lui n’a été retrouvée.
Quinze ans après sa disparition, l’affaire refait surface devant la justice. Cette reprise intervient après plusieurs reports successifs d’une procédure ouverte depuis 2025 et suivie de près par l’opinion publique, dans l’attente d’éclairages susceptibles de faire avancer un dossier qui continue d’interroger la famille de la victime et l’opinion publique.
En rappel, au fil des audiences déjà tenues, plusieurs témoins ont été entendus par la juridiction. Ont notamment comparu des médecins légistes, des officiers de police judiciaire ainsi que des responsables techniques de MTN Bénin. D’anciennes personnalités liées à la sécurité de l’État ont également été auditionnées, parmi lesquelles le colonel Séverin Koumassegbo et l’ex-directeur des services de renseignements, Enock Laourou.
Alola BIAOU