Les ennuis judiciaires de l’activiste panafricaniste Kèmi Séba en Afrique du Sud sont loin de finir. La justice sud-africaine a en effet rejeté, jeudi 18 juin, la demande de libération sous caution introduite par l’intéressé et ses deux co-accusés. Une décision qui les maintient en détention en attendant la poursuite des différentes procédures engagées contre eux.
Kèmi Séba et ses deux co-accusés resteront encore sous les liens de la détention en Afrique du Sud. Cela, suite au rejet de la demande de la libération sous caution par les autorités judiciaires sud-africaines. Cette décision du tribunal intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par une grosse polémique autour du dossier de l’activiste béninois, connu pour sa critique constante de certaines politiques occidentales en Afrique. Depuis son arrestation en avril 2026 sur le territoire sud-africain, Kèmi Séba fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires notamment une demande d’extradition formulée par les autorités béninoises. À cela s’ajoute le délit relatif à son séjour en Afrique du Sud.
Les autorités judiciaires sud-africaines examinent actuellement les différents éléments du dossier avant de se prononcer sur les étapes de la procédure. Face au tribunal, les avocats de Kèmi Séba ont tenté de convaincre les juges de lui accorder une remise en liberté provisoire sous caution. Ils ont notamment contesté les accusations portées contre leur client et plaidé pour sa relaxe dans l’attente du jugement définitif. Des arguments qui n’ont pas réussi à convaincre les juges. La même décision s’applique aux deux autres personnes poursuivies dans cette affaire.
Co-accusés aux côtés de l’activiste, ils demeurent également en détention après le rejet de leur requête. Le tribunal a ainsi choisi de maintenir les trois prévenus à la disposition de la justice jusqu’à nouvel ordre. Cette décision confirme ainsi la volonté des autorités judiciaires sud-africaines de poursuivre l’examen du dossier avant toute décision de fond. Pour Kèmi Séba et ses co-accusés, l’attente se poursuit derrière les barreaux, dans l’espoir d’une évolution favorable lors des prochaines étapes de la procédure.
Mohamed Yèkini