« Ce n’est qu’un report. » C’est avec ces mots empreints de sérénité qu’Omar Artan a retrouvé ses compatriotes à Mogadiscio. Refoulé des États-Unis malgré un visa valide, l’arbitre somalien de 34 ans a reçu un accueil chaleureux à son retour au pays, quelques jours après avoir vu s’envoler son rêve de participer à la Coupe du monde 2026.
À l’aéroport de la capitale somalienne, des centaines de personnes se sont mobilisées pour saluer celui qui espérait devenir le premier arbitre de son pays à officier lors d’un Mondial. Entre applaudissements, chants et messages de soutien, la foule a tenu à témoigner sa solidarité à l’officiel somalien.
Malgré cette déconvenue, Omar Artan refuse de céder au découragement. Devant ses soutiens, il a remercié la population somalienne, les autorités de son pays ainsi que la FIFA pour l’accompagnement dont il a bénéficié au cours de cette épreuve.
Pour de nombreux Somaliens, son parcours demeure une source de fierté. Son ascension dans l’arbitrage international est perçue comme un symbole d’espoir pour la jeunesse du pays.
Cette affaire intervient dans un contexte de durcissement des politiques migratoires américaines. À noter que la Somalie figure parmi les pays visés par les nouvelles restrictions mises en place depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Déterminé à poursuivre son chemin, Omar Artan regarde désormais vers l’avenir. Son ambition reste intacte : poursuivre sa progression au plus haut niveau afin de décrocher une place parmi les arbitres retenus pour la Coupe du monde 2030.« Nous appartenons à ce pays, la Somalie, et son drapeau, dans les bons moments comme dans les mauvais. Nous devons défendre son honneur, rester fidèles à nos responsabilités et poursuivre nos efforts pour servir notre nation avec fierté. Je serai là à la prochaine Coupe du monde en 2030 », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, l’affaire n’est toutefois pas encore tirée au clair. Le ministère des Affaires étrangères a promis, mercredi, de poursuivre « le dialogue avec les partenaires concernés afin d’obtenir des éclaircissements supplémentaires sur cette affaire et de préserver la dignité et les droits de ses citoyens ».
Alola BIAOU