Après une récente forte pluie, des vidéos alarmantes évoquant une inondation du marché moderne de Cococodji ont circulé. Suite à celà, le maire d’Abomey-Calavi a tenté de rassurer, évoquant plutôt des infiltrations. Entre inquiétudes des vendeuses et promesses d’actions, la situation soulève des interrogations.
Une pluie intense, accmpagnée de vents, s’est abattue récemment sur Cococodji, mettant à rude épreuve les installations du marché moderne. Très vite, des images relayées sur les réseaux sociaux ont montré des flaques d’eau et des commerçantes en difficulté, alimentant des rumeurs d’inondation généralisée.
Face à cette situation, le maire d’Abomey-Calavi a tenté de rassurer les uns et les autres. Après constat et échanges avec les responsables de l’Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM) ainsi que les usagers, l’autorité communale nuance les faits. Selon lui, il ne s’agit pas d’une inondation à proprement parler. Les pluies auraient plutôt provoqué des infiltrations d’eau à travers la toiture et certains poteaux, entraînant par endroits une stagnation d’eau dans l’enceinte du marché. Une situation jugée préoccupante, mais loin de l’ampleur décrite dans certaines publications.
En effet, sur le terrain, les commerçantes décrivent une expérience bien plus angoissante. « Quand la pluie a commencé, on s’est dit que nous sommes déjà à l’abri puisque c’est un marché moderne. Mais tout de suite, l’eau s’est stagnée rendant la cour impraticable et ça entrait même dans le marché. Là, on a eu peur », confie Martine, vendeuse. Même inquiétude chez Maman Grâce : « On ne peut pas construire un nouveau marché et faire face à cette situation d’inondation, alors même qu’on nous demande de payer », explique-t-elle. Ces témoignages traduisent un sentiment d’insécurité et de déception chez certaines usagères, qui espéraient des infrastructures capables de résister aux intempéries.
De son côté, le maire assure avoir instruit une intervention rapide. Il demande que l’entreprise en charge des travaux procède sans délai aux corrections nécessaires afin d’éviter que la situation ne s’aggrave en pleine saison des pluies. Il se veut également rassurant : le marché de Cococodji reste fonctionnel et les autorités restent mobilisées.
Au-delà des versions divergentes, cette situation soulève une question essentielle. Comment expliquer de tels désagréments dans une infrastructure récente, alors que des marchés modernes similaires à Cotonou ne semblent pas connaître les mêmes problèmes ? Sans conclure hâtivement à un défaut de construction, ces incidents interrogent néanmoins sur la qualité des travaux réalisés ou sur l’adaptation des installations aux réalités climatiques locales.
Une chose qui apparaît certaine est que face aux inquiétudes des usagers et à la répétition possible des pluies, une réponse rapide et efficace s’impose. L’enjeu dépasse le simple confort ; il concerne la sécurité et la confiance des populations dans les infrastructures publiques.
Gildas AHOGNI