L’armée malienne affirme avoir repris le contrôle de plusieurs positions après les attaques coordonnées menées le 4 juillet contre différentes localités du pays. Toutefois, les affrontements se poursuivent à Anéfis, où les groupes armés ont lancé une nouvelle offensive avec des renforts.
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir repris l’initiative à la suite des attaques simultanées perpétrées le 4 juillet contre plusieurs positions militaires à Aguel-Hoc, Anéfis, Gao, Sévaré, Kéniéroba, Konna et Somadougou-Soufroulaye. Dans un communiqué publié le 6 juillet, l’état-major indique que la riposte aéroterrestre, menée avec l’appui de ses partenaires, notamment Africa Corps, a permis de repousser les assaillants sur plusieurs fronts. Toutefois, les combats ont repris dès le lendemain à Anéfis, après l’arrivée de renforts des groupes armés.
Selon le bilan provisoire communiqué par l’armée, 20 assaillants ont été neutralisés à Sévaré et six autres à Gao. Les FAMa déplorent également un militaire tué et quatre blessés à Gao. Dans cette même ville, un obus tombé sur une concession a provoqué la mort d’une écolière et d’une femme âgée, tandis que quatre autres civils ont été blessés, selon des sources locales.
Anéfis, un point stratégique
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué son offensive contre Anéfis, tandis que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué plusieurs attaques contre des positions militaires. Située sur l’axe reliant Gao, Kidal et Aguel-Hoc, Anéfis constitue un verrou stratégique pour les FAMa depuis les revers enregistrés dans la région de Kidal en avril dernier. Son contrôle est essentiel pour maintenir les lignes de ravitaillement et la présence de l’armée dans le nord du pays.
Cette nouvelle offensive confirme que, malgré les succès revendiqués par les FAMa, les groupes armés conservent une capacité de nuisance importante et continuent de multiplier les attaques coordonnées sur plusieurs fronts, maintenant une forte pression sécuritaire sur les autorités maliennes.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU