De violents tirs à l’arme lourde et plusieurs explosions ont secoué tôt ce jeudi les abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Cette attaque, selon des sources officielles a plongé la capitale nigérienne dans l’inquiétude.
Selon des témoins concordants et RFI Afrique, les premières détonations ont retenti vers 6h du matin à proximité de l’entrée principale de l’aéroport. Pendant plus d’une heure, des crépitements d’armes de petit et gros calibre, mêlés à des explosions puissantes, ont été entendus jusqu’à deux heures après le début des affrontements. Des assaillants seraient parvenus à pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire, visant la zone de la base militaire adjacente.
Réaction immédiate des autorités : le secteur a été bouclé par les forces de défense et de sécurité, placées en alerte maximale. Les accès ont été filtrés et la circulation fortement limitée autour de l’infrastructure. Au lever du jour, un retour progressif au calme était signalé, mais un important dispositif sécuritaire restait visible.
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué sur d’éventuelles victimes, l’ampleur des dégâts ou l’identité des assaillants. Les autorités nigériennes assurent que la situation est sous contrôle et poursuivent les opérations de sécurisation.
Cet incident ravive le souvenir de l’attaque du 28 au 29 janvier dernier, quand un commando de l’État islamique au Grand Sahara, affilié à Al-Qaïda, avait visé le même aéroport et la Base 101. Cette base abrite des aéronefs militaires, une base de drones et le quartier général de la Force unifiée antidjihadiste Niger-Burkina-Mali. Le bilan de janvier faisait état de 20 assaillants neutralisés et 4 militaires blessés. Le gouvernement est attendu dans les prochaines heures pour un point officiel.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU