Les troupes de la Joint Task Force ont libéré 360 personnes enlevées par le groupe JAS dans un camp retranché des Monts Mandara, État de Borno. L’assaut, préparé pendant des semaines, a réussi mais s’est soldé par la mort de deux nourrissons à cause de l’épuisement.
C’est une opération d’envergure que l’armée nigériane vient de réussir. D’après un communiqué militaire, les Forces Spéciales et les troupes du Secteur 1 ont pris d’assaut une enclave fortifiée du groupe Jama’at Ahlis Sunna li-Da’awati wal-Jihad (JAS) encore appelé Ansaru et affilié à Al-Qaïda, nichée dans les Monts Mandara à la frontière avec le Cameroun. L’intervention, basée sur des semaines de renseignement et de surveillance, a permis la récupération de 360 otages, dont des femmes et des enfants, détenus depuis une durée indéterminée dans ce sanctuaire montagneux.
Les Monts Mandara servent depuis des années de base arrière au groupe terroriste en raison de leur relief escarpé et difficile d’accès. La coordination entre les Forces Spéciales et l’infanterie du Secteur 1 a été décisive pour forcer l’enclave. Les 360 personnes extraites ont été immédiatement prises en charge par les services médicaux militaires pour évaluation et soins.
Toutefois deux nourrissons n’ont pas survécu à l’épreuve de la captivité et de l’assaut. L’armée explique leur décès par l’épuisement physique extrême lié aux conditions de détention et au stress de l’opération. Les opérations de ratissage se poursuivent dans les Monts Mandara pour sécuriser la zone et empêcher toute reconstitution du camp.
Cette opération intervient dans un climat d’insécurité dans plusieurs régions du nord du Nigeria notamment dans les Etats d’Oyo et de Borno. Selon des sources locales, les groupes terroristes ont enlevé au moins 150 personnes en trois semaines. Même si le gouvernement met en application des mesures de riposte, elles peinent à être efficaces pour endiguer le problème.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU