Le Niger et les États-Unis ont conclu un accord de coopération sanitaire d’environ 178 millions de dollars sur cinq ans. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie mondiale de santé « America First » et suscite débats, adhésions et refus parmi plusieurs pays africains.
Le Niger a officiellement signé un accord de coopération sanitaire avec les États-Unis d’un montant total estimé à 178 millions de dollars sur cinq ans. L’annonce a été faite par les autorités nigériennes et l’ambassade américaine à Niamey. Ce partenariat entre les deux pays marque une nouvelle étape dans leurs relations bilatérales, notamment dans le domaine de la santé publique.
Selon les détails communiqués, 107 millions de dollars proviennent de l’aide américaine, tandis que 71 millions de dollars seront mobilisés par le Niger. Les fonds doivent servir à renforcer les services de santé de première ligne, améliorer la préparation aux épidémies et soutenir la lutte contre des maladies comme le paludisme.
L’ambassade des États-Unis a précisé que cette coopération privilégiera des mécanismes bilatéraux directs, avec une réduction des coûts administratifs afin que les ressources bénéficient davantage aux populations.
Avant le Niger, le Burkina Faso avait déjà signé un accord similaire. D’autres pays africains, comme le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda ou le Nigeria, ont également accepté des partenariats sanitaires dans le cadre de cette stratégie.
En revanche, certains États ont refusé ce type d’accord. Le Zimbabwe a mis fin aux discussions, estimant que certaines clauses pouvaient porter atteinte à sa souveraineté, notamment en matière de partage de données. La Zambie a aussi exprimé des réserves sur les conditions proposées.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU