Derrière l’apparence anodine d’un kiosque à café à Arconville, dans la commune d’Abomey-Calavi, se cachait un trafic bien rodé de produits psychotropes. Alertée par un informateur, la Police républicaine a mis fin, mardi 24 février, à des activités illicites soigneusement dissimulées sous couvert de vente de boissons.
Ce qui ressemblait à un simple point de vente de café dissimulait en réalité un commerce bien plus dangereux. Dans ce kiosque situé à Arconville, certains clients ne venaient pas seulement pour « un petit noir », mais pour une dose de Tramadol savamment intégrée au menu.
Selon les informations rapportées par la Police républicaine, le mode opératoire du réseau était particulièrement discret. Certains comprimés étaient directement dissous dans les tasses des consommateurs. D’autres étaient broyés puis cachés dans des boîtes de café vides ou dissimulés dans un plafond de fortune, à l’abri des regards indiscrets.
Informés par une source anonyme, les agents du commissariat de l’arrondissement central d’Abomey-Calavi ont effectué une descente inopinée le mardi 24 février. L’opération, menée avec efficacité, a permis de mettre la main sur plusieurs produits suspects. Le bilan de la perquisition fait état de 12 comprimés retrouvés dans un paquet de cigarettes, de six boîtes contenant des poudres et des feuilles séchées, ainsi que de l’interpellation de cinq personnes. Parmi elles figure le gérant du kiosque, actuellement soumis à un interrogatoire approfondi.
Les autorités rappellent que le Tramadol, détourné de son usage médical, représente un danger réel pour la santé publique, notamment chez les jeunes. Derrière des commerces en apparence ordinaires peuvent se cacher des réseaux organisés de distribution de substances prohibées.
La Police républicaine invite les populations à la vigilance et à la collaboration. Tout comportement suspect observé dans un quartier peut être signalé afin de prévenir d’autres dérives. À Arconville, l’enseigne du kiosque est désormais close, symbole d’un trafic stoppé net par les forces de l’ordre.
Gildas AHOGNI