La mort du chef du Cartel Jalisco Nouvelle Génération a déclenché une vague de violences à travers le Mexique. Ce 24 février, les autorités affirment que 80 % des armes saisies auprès des groupes criminels proviennent des États-Unis.
L’élimination de Nemesio Oseguera Cervantes, alias “El Mencho”, marque un tournant majeur dans la lutte contre le narcotrafic au Mexique. Le chef du Cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), considéré comme l’un des hommes les plus recherchés du pays, a été tué lors d’une vaste opération militaire menée dans l’État de Jalisco. Blessé au cours d’affrontements avec les forces fédérales, il aurait succombé lors de son transfert vers Mexico. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, 30 membres du cartel et 25 militaires des forces mexicaines ont perdu la vie.
L’opération a rapidement été suivie d’une vague de violences coordonnées. Des groupes armés ont incendié des véhicules, dressé des barricades et attaqué des forces de sécurité dans plusieurs régions. Selon des sources officielles relayées par la presse internationale, on compte des actes de violence et plus d’une centaine de véhicules brûlés dans plusieurs villes du pays. Des milliers de soldats ont été déployés pour reprendre le contrôle de zones stratégiques et sécuriser les axes routiers.
Devant la presse, le secrétaire à la Défense, Ricardo Trevilla Trejo, a affirmé que près de 80 % des armes récupérées auprès des cartels depuis l’arrivée au pouvoir de la présidente Claudia Sheinbaum proviennent des États-Unis. Parmi elles figurent 215 fusils de calibre .50, des armes lourdes capables de percer des blindages.
Ces déclarations, faites lors de la conférence de presse présidentielle matinale, relancent la polémique sur le trafic d’armes transfrontalier. Une enquête publiée par The New York Times évoque notamment la présence de munitions issues d’installations américaines retrouvées sur des scènes de crime au Mexique.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU