Au cours du conseil des ministres de ce jeudi 26 janvier 2026, le gouvernement burkinabé a officiellement dissous tous les partis politiques et adopté le Plan RELANCE, une feuille de route stratégique pour 2026‑2030. L’exécutif justifie ces mesures par la nécessité de restaurer la cohésion nationale et relancer le développement après plusieurs années de crises.
Sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso vient de prendre deux décisions majeures : la dissolution des partis politiques et l’adoption du Plan RELANCE. Le décret adopté par le gouvernement met fin à l’ensemble des partis et formations politiques existants et prévoit la révision des lois encadrant le système partisan.
Selon le ministre de l’Administration territoriale, cette décision répond à une situation où la multiplication des partis a fragmenté le tissu social et freiné l’action gouvernementale. Les mesures visent donc à refonder le fonctionnement de l’État et à consolider l’unité nationale dans un contexte de défis sécuritaires et sociaux persistants. Le patrimoine des partis dissous sera transféré à l’État.
Le Plan RELANCE, doté d’un budget de 36 000 milliards de FCFA pour 2026‑2030, constitue le nouveau référentiel national de développement. Il repose sur quatre axes principaux : renforcer la sécurité et la cohésion sociale, moderniser la gouvernance et l’État, investir dans le capital humain et développer les infrastructures et l’économie. L’objectif est d’améliorer la résilience du pays, de réduire la pauvreté et d’augmenter la capacité énergétique et économique nationale.
La dissolution des partis et l’adoption du Plan RELANCE marquent une étape clé dans la transition politique du Burkina Faso. L’exécutif entend ainsi amorcer un changement institutionnel profond, destiné à redéfinir le modèle politique et économique du pays pour les années à venir.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU