Des rafales de tirs et de fortes détonations ont retenti dans la nuit du 28 au 29 janvier autour de l’aéroport international de Niamey, suscitant l’inquiétude des habitants. Quelques heures plus tard, la situation est redevenue calme sans bilan officiel disponible.
Peu après minuit, des résidents proches de la zone de l’aéroport international Diori Hamani ont été réveillés par des explosions et des tirs nourris, qui ont duré environ deux heures avant que le calme ne revienne dans la capitale nigérienne.
Situé à une dizaine de kilomètres du palais présidentiel, l’aéroport joue un rôle à la fois civil et militaire. Il abrite une base de l’armée de l’air nigérienne, une infrastructure de drones récemment construite et le quartier général d’une force conjointe du Niger, du Burkina Faso et du Mali pour lutter contre les groupes djihadistes actifs dans la région.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des flashs lumineux dans le ciel nocturne, souvent interprétés comme des signaux de défenses anti-aériennes, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été fournie par les autorités nigériennes.
Le chef de l’État nigérien, le général Tiani s’est déplacé sur les lieux avec plusieurs responsables civils et militaires, au lendemain d’échanges de tirs et d’explosions entendus dans les environs du site aéroportuaire.
Selon plusieurs agences de presse, la zone est désormais maîtrisée et les forces de sécurité ont filtré les accès autour de l’aéroport le matin suivant les tirs. Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été publiée par le gouvernement de Niamey quant aux causes réelles des explosions, à l’identité des auteurs ou à d’éventuelles victimes.
Dans un communiqué parvenu à APA, Air Côte d’Ivoire a annoncé qu’un Airbus A319, stationné sur le tarmac au moment des faits, a subi des impacts au niveau du fuselage et de l’aile droite. L’incident n’a occasionné aucun blessé ni de pertes en vie humaine car l’avion était sans équipage et passagers.
La situation intervient dans un contexte de tensions persistantes dans le Sahel. Le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le coup d’État de juillet 2023, et le pays fait face à des violences djihadistes récurrentes qui continuent d’affecter sa stabilité et la sécurité de ses infrastructures clés.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU