À l’occasion du Forum économique mondial à Davos (Suisse), le président américain Donald Trump a signé, jeudi 22 janvier 2026, la charte fondatrice de son « Conseil de paix », une nouvelle initiative internationale destinée à promouvoir la résolution des conflits. Cette démarche suscite toutefois des réserves de la part de plusieurs grandes puissances et institutions établies.
Lors d’une cérémonie officielle en marge du Forum économique mondial, Donald Trump a donné un coup d’envoi formel à son « Board of Peace » baptisé Conseil de paix, après la signature de la charte qui le fonde en tant qu’organisation internationale. L’initiative — née à partir de son plan de paix en 20 points notamment pour Gaza — vise à coordonner et accélérer les efforts internationaux de résolution des conflits.
Selon les responsables présents, sur environ 50 invitations envoyées, 20 pays ont déjà signé ou confirmé leur participation lors de la cérémonie à Davos. Parmi les États fondateurs figurent le Maroc, la Turquie, la Hongrie et Bahreïn, représentés à la signature. Pusieurs pays traditionnellement alignés avec Washington — notamment le Royaume‑Uni et la France — ont refusé de s’y associer ou ont exprimé des réserves sur son mandat et son rapport à l’ONU.
Le Conseil de paix, qui repose sur une charte définissant sa gouvernance et ses objectifs, est présenté par Trump comme une « plate‑forme complémentaire aux organisations existantes pour résoudre les crises mondiales ». Toutefois, certains opposants craignent qu’il ne rivalise ou n’empiète sur le rôle des Nations unies, en particulier dans les zones de conflit.
Réactions internationales et perspectives
La création du Conseil de paix intervient dans un contexte de tensions géopolitiques élevées, notamment autour de la guerre en Ukraine et des efforts de reconstruction de Gaza même si jusqu’à présent, la paix reste fragile avec la violation sans cesse du cessez-le-feu par Israël. Bien que Donald Trump affirme que l’initiative coopérera avec l’ONU, plusieurs alliés restent prudents, préférant renforcer plutôt que redessiner les institutions multilatérales existantes.
L’avenir de ce Conseil de paix dépendra désormais de son capacité à attirer d’autres États et à clarifier son rôle opérationnel, alors que les discussions sur la paix mondiale et les mécanismes pour la garantir continuent de faire débat entre partenaires internationaux.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU