La Commission électorale d’Ouganda a proclamé le président sortant Yoweri Museveni vainqueur de l’élection présidentielle du 15 janvier. Cette victoire écrasante survient dans un climat de forte tension politique et d’allégations d’irrégularités.
Ce samedi 17 janvier, la Commission électorale ougandaise a confirmé la réélection de Yoweri Museveni pour un septième mandat consécutif, avec 71,65 % des voix face à Bobi Wine, qui obtient environ 24,7 % des suffrages selon les résultats officiels.
L’élection du 15 janvier s’est déroulée sous un climat de forte sécurité, dans un environnement politique tendu. Lors de la campagne, Bobi Wine — musicien devenu homme politique — avait dénoncé violences policières, arrestations de ses partisans et restrictions sur la liberté d’expression, tandis que le gouvernement imposait un back-out partiel de l’internet justifié par la nécessité d’éviter des troubles.
De nombreux observateurs et organisations de la société civile ont fait état d’incidents, incluant violences localisées survenues avant ou après le vote ett des morts signalés dans certaines régions, selon les déclarations de l’opposition.
Bobi Wine a rejeté les résultats, qualifiant le processus d’irrégulier et appelant ses partisans à contester ce qu’il juge être une tentative de « fraude massive ». Des informations contradictoires ont circulé sur une intervention des forces de sécurité à son domicile, que la police a niée tout en confirmant une présence sécuritaire renforcée autour de sa résidence.
Museveni, au pouvoir depuis 1986, est l’un des dirigeants les plus anciens d’Afrique. Sa longévité au pouvoir, consolidée par la suppression des limites d’âge et de mandat constitutionnelles, continue de susciter des critiques sur l’état de la démocratie ougandaise, même si des partisans soulignent des avancées économiques et la stabilité nationale. Plusieurs pays africains et l’Union africaine ont salué la réélection de Museveni.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU