Une fusillade survenue dans la nuit de dimanche à lundi dans un bar de Bekkersdal, à l’ouest de Johannesburg, a fait neuf morts et au moins dix blessés. Les autorités sud-africaines ont lancé une vaste chasse à l’homme pour retrouver les auteurs, toujours en fuite.
Une nouvelle tragédie liée aux armes à feu a endeuillé l’Afrique du Sud. Neuf personnes ont été tuées et au moins dix autres blessées lors d’une attaque armée menée contre un bar dans le township de Bekkersdal, situé à environ 46 kilomètres à l’ouest de Johannesburg, dans la province du Gauteng. Les faits se sont déroulés peu avant 1 heure du matin, selon la police.
D’après les premiers éléments de l’enquête, une douzaine de suspects non identifiés circulant à bord d’un minibus blanc et d’une berline argentée ont ouvert le feu sur les clients du KwaNoxolo Tavern, dans le quartier de Tambo. Les assaillants ont poursuivi leurs tirs de manière indiscriminée en quittant les lieux, touchant plusieurs personnes dans les rues avoisinantes.
La police a confirmé que certaines victimes ont été atteintes alors qu’elles tentaient de fuir. Parmi les morts figure un chauffeur de transport avec chauffeur, pris dans les tirs après avoir déposé un client à proximité du bar.
Une enquête d’envergure lancée
Les forces spécialisées dans les crimes graves et violents du Gauteng, appuyées par l’unité de traçage, ont ouvert une enquête et lancé une opération de recherche pour retrouver les auteurs. Aucune arrestation n’avait été annoncée au moment de la dernière mise à jour. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur l’identité des victimes ni sur les motivations de l’attaque.
Cette fusillade est la deuxième attaque de masse enregistrée en Afrique du Sud en moins d’un mois. Ces dernières années, plusieurs bars et tavernes, souvent appelés *shebeens*, ont été la cible de violences similaires, notamment à Soweto en 2022, où seize personnes avaient perdu la vie. Avec près de 26 000 homicides recensés en 2024, le pays affiche l’un des taux de criminalité les plus élevés au monde. Malgré une législation stricte sur les armes à feu, les autorités reconnaissent que de nombreuses armes illégales circulent encore.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU