(Ils appellent à une assise nationale souveraine)
À l’occasion d’une cérémonie commémorative dédiée aux 35 ans de la Constitution du 11 décembre 1990, quelques membres du Parti communiste du département de l’Ouémé ont réaffirmé leur opposition à la Constitution du 15 novembre 2025. Dans un contexte marqué par un putsch récemment déjoué, ils ont exigé le départ immédiat des forces étrangères présentes au Bénin et appelé à des assises nationales souveraines.
Quelques membres du Parti communiste du département de l’Ouémé se sont réunis ce 11 décembre pour célébrer le 35ᵉ anniversaire de la Constitution du 11 décembre 1990. L’événement, organisé dans un climat politique encore tendu après le putsch récemment déjoué contre le président en place, a servi de tribune à une déclaration lue par Joseph Aïmassè, dénonçant la situation actuelle et appelant à un retour à la souveraineté populaire.
En effet, selon les organisateurs, cette commémoration visait d’abord à rappeler la portée historique de la Constitution de 1990, perçue comme un symbole de liberté, de rupture avec l’autoritarisme et de reconquête du pouvoir par le peuple. Mais le contexte national, marqué par la présence de troupes étrangères au lendemain de la tentative de coup de force, a donné une dimension plus contestataire à la cérémonie. Les militants ont explicitement exigé le départ du Bénin des forces françaises, nigérianes et ivoiriennes, affirmant que la souveraineté nationale ne saurait s’exercer sous la surveillance de puissances étrangères, quelles qu’elles soient. Ils ont également réitéré leur rejet de la Constitution du 15 novembre 2025, qualifiée de « funeste » et contraire aux acquis démocratiques de 1990.
Dans leur déclaration, ils appellent clairement à l’organisation d’assises nationales souveraines pour permettre au peuple béninois de reprendre en main son destin politique. Ils affirment que travailleurs, étudiants, femmes, paysans et commerçants du département partageraient leur position et rejettent l’idée d’une réforme constitutionnelle imposée.
La rencontre, animée par la troupe de Joseph Aïmassè et Michel Hodonou, s’est conclue sur un appel à la mobilisation pacifique et à la défense de la souveraineté nationale.
Gildas AHOGNI