L’Université d’Abomey-Calavi accueille depuis le 25 novembre 2025, un séminaire international qui rassemble les points focaux des Appuis Institutionnels de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (Ares), venus de six pays d’Afrique. Ce conclave consacré à l’égalité de genre sur les campus, est une occasion pour travailler ensemble à l’identification des obstacles qui freinent encore la progression académique des femmes.
Fidèle à leur cheval de bataille de travailler pour l’amélioration des missions d’enseignement, de recherche et de service à la communauté et la mise en place des instruments de coopération comme l’appui institutionnel direct visant à renforcer les capacités institutionnelles et humaines des universités partenaires, les appuis Institutionnels de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur organisent depuis quelques jours à l’Uac un séminaire qui regroupent des personnes en provenance du Bénin, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Burkina Faso, du Burundi et de Madagascar. Les sessions de travail ont permis d’analyser les pesanteurs sociales universitaires, de mettre en lumière les obstacles systémiques et de partager des expériences institutionnelles. L’accompagnement méthodologique de l’Observatoire Genre de l’Uac dirigé par Alphonse M. Affo, a renforcé la cohésion du réseau en offrant un cadre où les expertises se complètent et s’enrichissent mutuellement.
Selon Éric Remacle, spécialiste du suivi-évaluation, l’enjeu dépasse le cadre d’une formation classique. « C’est avant tout un espace d’échange. Chaque participant apporte une plus-value à la réflexion sur l’égalité de genre. Notre ambition est de réfléchir collectivement aux barrières rencontrées par les femmes dans leur parcours académique et d’adapter nos procédures», a-t-il indiqué. A sa suite, Monique Oussa Kouaro, point focal genre de l’Uac a insisté sur l’importance du diagnostic. « Il s’agit de mettre en évidence les barrières qui inhibent la carrière scientifique des femmes et de partager les expériences pour mieux corriger ces inégalités», a-t-elle laissé entendre.
Dans son intervention, Nathalie Gogalla, responsable de programme du projet Ares a souligné que « nous amorçons un travail en profondeur sur les obstacles rencontrés par les femmes enseignantes, chercheuses ou étudiantes. ». Au cours des travaux, l’Université d’Abomey Calavi et l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur ont réaffirmé leur volonté commune de promouvoir un enseignement supérieur africain plus équitable, inclusif et durable. Il faut noter que l’organisation Ares contribue au soutien aux projets de recherche collaborative et aux projets de formation axés sur le développement et au renforcement des compétences des ressources humaines des pays partenaires par des formations et des bourses de mobilité.
Mohamed Yèkini