Depuis le 30 juillet, la ville de Calavi vit au rythme d’un événement inédit qui aura marqué les esprits. Il s’agit de la première édition du Festival Lèkowa, véritable célébration de la culture africaine et afro-descendante. Le rideau tombe sur cette grande fête aujourd’hui et l’heure est déjà au bilan qui se révèle positif.
Le festival Lèkowa s’achève en beauté aujourd’hui. Durant cinq jours, la cité béninoise s’est métamorphosée en une scène géante à ciel ouvert, accueillant artistes, penseurs, artisans, et visiteurs venus d’Afrique et de la diaspora. Entre concerts en plein air, danses traditionnelles, slam, projections de films et débats intellectuels, Lèkowa a su faire vibrer Calavi au son des djembés et des voix engagées. Le festival s’est imposé comme un carrefour unique entre tradition et modernité. Des troupes de danse du Bénin et du Mali aux musiciens jamaïcains et brésiliens, les spectacles ont offert un tour du monde afro dans une ambiance chaleureuse et inclusive. Ateliers de percussion, teinture naturelle, contes pour enfants et agoras citoyennes ont transformé les spectateurs en véritables acteurs culturels.
En particulier, le volet « Les Agoras de l’Afrique » a réuni penseurs, entrepreneurs et artistes autour de questions centrales : identité, diaspora, art et développement. Des expositions et installations numériques ont également permis de poser un regard profond et poétique sur les réalités du continent.
Cette réussite tient aussi à la forte mobilisation des bénévoles dynamiques, des partenaires publics et mécènes engagés qui ont contribué à faire de Lèkowa bien plus qu’un festival mais plutôt un symbole d’une Afrique créative, connectée et fière de son héritage. Cap sur les prochaines éditions.
Gildas AHOGNI