Le Ghana s’apprête à déposer officiellement sa candidature pour rejoindre les BRICS. La décision, approuvée par le gouvernement du président John Dramani Mahama, vise notamment à diversifier les partenariats économiques et diplomatiques du pays.
L’annonce a été faite le 6 octobre à Accra par le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar, en visite officielle au Ghana. Accra prépare désormais son dossier et cherche le soutien des membres actuels du groupe.
Pour le gouvernement ghanéen, une adhésion aux BRICS offrirait de nouvelles possibilités en matière de commerce, d’investissements, d’industrialisation et de financement du développement. Accra souhaite notamment renforcer ses relations avec les économies du Sud global et obtenir davantage de possibilités pour valoriser ses ressources naturelles.
« BRICS nous offre l’opportunité d’avoir des options dans notre agenda de développement », a déclaré Samuel Ablakwa. Il a toutefois précisé que le Ghana ne comptait pas abandonner ses partenaires traditionnels, notamment le FMI et la Banque mondiale.
L’Inde a déjà exprimé son soutien aux aspirations ghanéennes, tout en rappelant que l’admission devra faire l’objet d’une décision collective des membres du BRICS. Le Ghana n’est donc pas encore membre du groupe.
Créé en 2009, le BRICS regroupait initialement le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, avant l’adhésion de l’Afrique du Sud en 2010. Le groupe s’est élargi à d’autres pays, dont l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Indonésie. Il vise à renforcer la coopération économique et politique entre pays émergents et à accroître leur influence dans la gouvernance mondiale.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU
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