Le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï, reste détenu à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété. La Chambre d’appel des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rejeté, ce jeudi 24 septembre 2026, son recours contre le maintien en détention provisoire.
Présent à l’audience à Cotonou aux côtés de son conseil, Me Aboubakar Baparapé, l’ancien ministre délégué chargé de la défense sous Patrice Talon espérait obtenir une décision favorable à sa demande de mise en liberté. Cela, suite à son arrestation au lendemain de la tentative de coup d’État du 07 décembre 2025. Mais après examen du recours, la juridiction a confirmé la décision rendue précédemment par la Chambre des libertés et de la détention.
Cette première décision, prononcée le 13 août dernier, faisait elle-même suite à une demande de mise en liberté provisoire introduite le 10 juillet 2026 par la défense de Candide Azannaï. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) confirme ainsi, à ce stade de la procédure, le maintien de l’intéressé en détention.
À l’issue de l’audience, Candide Azannaï a été reconduit à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété. Son fils, Aaron Azannaï, a réagi à cette nouvelle décision dans une publication sur Facebook, indiquant que la famille en prend acte.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) précise que les décisions de sa Chambre des libertés et de la détention peuvent faire l’objet d’un appel devant la Section des libertés et de la détention de sa Chambre des appels. Les arrêts rendus par cette dernière sont, à leur tour, susceptibles d’un pourvoi en cassation. Pour l’heure, la défense n’a pas encore donné des informations sur la suite de la procédure.
Mohamed Yèkini